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Yennar  2958 / asuggas d ameggaz

A l'occasion du nouvel an berbère le 12 janvier 2008, l'association l'aurésienne kahina organise un repas-dansant à  Grigny dans le Rhône 

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A l'occasion du nouvel an berbère le 12 janvier 2008, l'association l'aurésienne kahina organise un repas-dansant à  Grigny dans le Rhône ( au cas ou le concert de Massinissa et Jimy Mazigh n'aurait pas lieu attente de visa).
Réservation obligatoire avant le 2 janvier 2008
tarifs : adultes 15 euros enfants 5 euros

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Mercredi 9 janvier 2008

Les éditeurs algériens dénoncent la censure des "Geôles d'Alger"

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Les neuf plus grandes maisons d'édition de livre algériennes se sont déclarées solidaires de leur confrère INAS, éditeur du livre "Les geôles d'Alger" de Mohamed Benchicou et dont le stand au Salon international du livre d'Alger , a été arbitrairement fermé par les organisateurs. Dans un communiqué rendu public mercredi, elles dénoncent et condamnent "une censure - qui ne dit pas son nom - qui se généralise à tous les supports d’expression publique" et expriment "leur solidarité à l’égard d’un confrère victime d’une décision arbitraire".

Voici le communiqué dans son intégralité. 

 Communiqué. Solidarité des éditeurs


Dans l’indifférence générale, le stand des éditions Inas - dirigés par Boussad Wadi - est fermé depuis le deuxième jour du Salon international du livre, sur décision du comité d’organisation de la Safex. Peu de gens semblent s’en émouvoir.

Ce salon s’inscrit sous le signe d’un glorieux slogan « Libertés et imaginaire », alors même qu’il cautionne une action discrétionnaire. L’éditeur s’est vu brutalement cadenassé son stand au motif qu’il mettait en vente le dernier ouvrage de Mohamed Benchicou. Le prétexte est fallacieux : on lui a reproché d’exposer un livre qui n’était pas dans la liste envoyée à l’Anep avant le salon. Car chaque éditeur était tenu de soumettre une liste d’ouvrages à l’Anep bien avant la tenue du salon. Sanction, donc. Le principe même de cette liste est révoltant. Pourquoi un éditeur algérien devrait-il soumettre une liste des ouvrages qu’il a l’intention d’exposer lors d’un salon du livre se tenant en Algérie ? Au nom de quoi ? On peut comprendre que le comité d’organisation ait recours à ce procédé pour filtrer les livres venant de l’étranger, ceux de propagande religieuse incitant à la violence par exemple. Mais pourquoi s’attaquer à un éditeur national éditant un auteur algérien ? Le comité d’organisation, au lieu de s’occuper de Boussad Wadi, devrait plutôt, entre autres, édicter des normes d’occupation des stands et des règles d’exposition des livres, en interdisant par exemple que les cartons soient utilisés comme supports d’exposition, ou que les livres soient entassés à même le sol. Boussad Wadi a été sanctionné. Nous aurions tous dû l’être : certains d’entre nous (la majorité en vérité), n’a même pas envoyé de liste à l’Anep, par négligence, mais parfois aussi par principe. Où sont les sanctions ? Pourquoi ne vient-on pas sur chacun de nos stands vérifier si les livres que nous exposons sont en conformité avec la liste que certains d’entre nous - sottement disciplinés - ont pourtant transmise à l’Anep ? Nous sommes en effet quelques-uns à exposer sur nos stands des livres non répertoriés. Si l’on faisait le compte, entre les éditeurs qui, d’un côté, n’ont pas transmis cette liste, de l’autre en ont envoyé une, mais non exhaustive, la quasi-totalité des stands nationaux auraient dû subir le même sort que celui de Boussad Wadi.Une question enfin : Bousad Wadi aurait-il subi la même sanction s’il avait mis en vente un livre de cuisine ou de contes pour enfants, qu’il soit ou non listé ? Nous souhaitons exprimer ici, en tant que professionnels du livre, notre solidarité à l’égard d’un confrère victime d’une décision arbitraire, et condamner une censure - qui ne dit pas son nom - qui se généralise à tous les supports d’expression publique. L’éditeur de livres, le libraire, les acteurs du livre en général, occupent, dans notre pays, une place dérisoire ; ils parient sur la liberté de pensée et de l’imaginaire - la vraie liberté, pas le vain mot utilisé en guise de slogan.

-  Éditions Apic, Barzakh, Casbah, Chihab, Dalimen, Hibr, Le Tell, Librairie Ijtihad, Omega International. 

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Dimanche 11 novembre 2007

« Les geôles d’Alger » : conférence de presse cet après-midi

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L’auteur du livre « Les geôles d’Alger » qui vient d’être interdit au 12è Salon du livre d’Alger, Mohamed Benchicou, et l’éditeur Ouadi Boussad, directeur des Editions Inas, ont animé une conférence de presse à la Maison de la presse à Alger, en présence de nombreux journalistes et de représentants de certaines ambassades étrangères, dont celle des Etats-Unis.
Voici un compte-rendu.
Q : Est-ce que le livre est interdit de vente en librairie ?
Ouadi : Non. Ce matin les librairies ont été approvisionnées normalement et demain dimanche le livre sera dans toutes les régions d’Algérie.
Q : Pourquoi le pouvoir a-t-il eu peur de ce livre ?
Benchicou : Ce livre n’est pas un « livre subversif » comme ils le disent, si tant est qu’il existe des livres subversifs et des livres non-subversifs. Ce n’est pas un écrit de provocation. C’est un livre qui raconte un arbitraire, une expérience carcérale, un abus de pouvoir. Si le pouvoir a voulu l’éliminer, c’est, à mon avis, pour deux raisons qui tiennent à son orgueil autoritaire. La première est qu’il refuse qu’un livre dérangeant soit publié sur le sol algérien, sous son nez, ce qu’il considère comme une bravade et un défi à son autorité. Il veut pousser les Algériens à s’exprimer à partir des capitales étrangères. Et cela, je le refuse. L’Algérie n’est pas la propriété des généraux, de Bouteflika ou de Zerhouni. C’est notre pays ! C’est mon pays !    
La seconde raison, à mon avis, tient à l’exemplarité de la répression, donc de la puissance du pouvoir : pour le pouvoir, un citoyen qui a été jeté en prison, doit en ressortir brisé, muet, et servir d’exemple pour ceux qui auraient l’idée de contester à l’avenir…
Q : Pourquoi donc, connaissant tout cela, avoir tenu à écrire ce livre et l’éditer à Alger?
Benchicou : Par devoir. De multiples devoirs. D’abord le devoir de désespérer le bourreau : il faut qu’il sache que son forfait le poursuivra jusqu’au bout. Je ne me tairai pas. Il y a l’arbitraire et l’après-arbitraire. Mes bourreaux ont commis l’arbitraire. Nous sommes dans l’après-arbitraire et je suis encore debout pour dénoncer leur manipulation politico-judiciaire, leur police dévoyée et leur justice aux ordres. Il n’y aura pas une chape de silence sur son forfait.
« Les geôles d’Alger »  c’est aussi une façon s’acquitter d’un autre devoir : celui de contribuer à briser la peur, l’inhibition que plante en nous le pouvoir et qui s’est transformée, graduellement, en indifférence, en passivité, parfois en lâchetés. Il faut arrêter d’avoir peur de ce régime ! Il est temps de divorcer avec les allégeances, les basses  connivences, les silences complices. De sortir des mécanismes de corruption des esprits. Je n’appelle pas à la désobéissance civile, ce n’est pas mon rôle, je souhaite juste qu’on quitte ces postures d’allégeance. De ce point de vue, « Les geôles d’Alger » c’est le prolongement de mon message de sortie de prison : « N’ayez pas peur de leur prison ! »
Il y a ensuite un devoir envers l’avenir. Nous sommes en phase de construction démocratique. Qu’allons-nous laisser aux prochaines générations si l’on n’est pas capable de défendre le droit d’écrire dans son pays, d’éditer dans son pays, de s’exprimer dans son pays ? Je refuse d’être un écrivain de l’exil tant qu’il restera un chèvrefeuille dans Alger.
Il y a enfin le devoir du journaliste : j’ai vu, je raconte. Le pouvoir n’a qu’à ne plus mettre de journalistes en prison ! Enfin, « Les geôles d’Alger » c’est aussi un devoir envers les milliers de détenus qui subissent l’âge médiéval, inhumain , dans les prisons algériennes.
Q : Qu’avez-vous à répondre aux autorités qui affirment que « Les geôles d’Alger » a été retiré parce qu’il ne figurait pas sur le listing remis à la commission ?
Ouadi : Société de droit algérien, en règle avec toutes les dispositions et règlements en matière de dépôt légal et d’enregistrement ISBN, INAS s’était acquitté pourtant de la totalité des droits de location du stand.

C’est un prétexte fallacieux qui a été avancé par les responsables du Salon. « Les geôles d’Alger », est sorti des presses seulement le 31/10/2007.  Et pourquoi imposer aux éditeurs algériens l’obligation incongrue de fournir des listes de livres édités et vendus  en Algérie déjà soumis aux obligations de déclarations préalables au dépôt légal et ISBN auprès de la Bibliothèque Nationale ?
 Q : Pourquoi avez-vous quitté le salon ?

Ouadi : Au troisième jour de cet abus de pouvoir, et devant l’arrogance des responsables du Salon à conditionner la réouverture du stand à la renonciation aux « Geôles d’Alger » par les éditions INAS, ces dernières ont décidé de se retirer du Salon.   

Nous ne saurions, en effet, nous soumettre à un chantage qui aurait des répercussions dommageables pour notre métier et pour le droit à l’expression en Algérie et qui nous renverrait aux années de plomb.  L’édition en Algérie du livre « Les geôles d’Alger »  n’est entachée d’aucune irrégularité et il ne fait l’objet d’aucune interdiction. Pourquoi nous en interdire la commercialisation ?
 


Retrouvez le site  Le Matin,votre journal interdit sur
http://www.lematindz.net

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