Lalla Khoukha Tchawit

Publié le par fad'ma

Lalla Khoukha Rhiouna Ait Boudjenit : (1914-1963)

   Lalla Khoukha Rhiouna Ait Boudjenit est née à Thleth (Senia Pasteur) à 67 Kms Nord Est de la ville de Batna. Son père, un riche propriétaire terrien et talab, l’avait aguerrie dés l’enfance, lui enseignant le Coran, les marches initiatiques, les " monter à cheval ", la chasse, la sculpture et la poésie orale. Sa gamine voulait s’instruire, mais il n’y avait pas d’école au village. Belkacem réussit tant bien que mal à l’inscrire (sur son insistance) à l’école des indigènes des allées Bocca de Batna.

Elle fut accueillie à l’école par des moqueries qui tombèrent bien vite pour se transformer en admiration car la nouvelle blondinette aux yeux verts du douar, avait des dons surprenants.

Elle n’en mena pas moins une existence précaire suite au décès de son père. Alors que les autres écoliers recevaient des subsides de leurs proches, Khoukha Rhiouna devait se contenter, quant à elle, d’un maigre pécule qui suffisait à peine à payer ses frais d’internat. Mais ces difficultés ne l’empêchèrent pas d’étudier avec application. Elle ne tarda pas à devancer ses condisciples et fut réorientée sur le collège de Constantine. En 1932, elle épouse son cousin de vingt ans son aîné. Khoukha Rhioua avait un tempérament rebelle, une fierté hors du commun. Elle incarne par son personnage, ses œuvres et sa poésie, les traits du caractère montagnard avec toute son originalité, son humanisme, son amour de la liberté. Khoukha poète, Khoukha artiste, Khoukha la femme, appartient à cette génération " heideggerienne " où les trois temps, les trois couleurs maîtresses, les trois tons sont omniprésents, " Poésie–requiem " qu’elle a consacrée à son pays.

Ses poèmes en français, tazari –arabe et en berbère chawi sont empreints d’une profonde tristesse et relatent avec simplicité, sobriété et courage les étapes de la vie d’une personne à l’âme multiple.

a suivre...

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Publié dans femme Chaouie

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A
Azul fellawen , tanazurt ou vraie artiste un peu. lalla khoukha n'ait boujnit la kabyle de mere lalla aicha tazukin ,une autre artiste et de pére belkacem n'ait boujenit de kabylie devenu proprietaire et talab. cette artiste est un peu oubliée comme sa mere ou son mére le grand visionnaire de l'epoque. il est grand de lui rendre hommage grandiose en kabylie et dans les aures ,pourquoi pas un seminaire sur cette famille de poetesse s et d'artistes ??? est-ce possible d'avoir les photos de si belkacem ,de lalla aicha ,de lalla khoukha a la mairie de pasteur ou seriana ou auprés de sa famille ,si elle existe encore a batna...??? et plus tard ,pourquoi un documentaire sur la vie de cette famille d'artiste ??? qim asnini asendifk rabi talwit.... tanemirt ar tufat.
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Ç
Très belle poétesse nous devons lui rendre hommage.
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