Lalla Fad'ma Tazuggeght

Publié le par le chaoui

La Reine ,Lalla  Fad'ma Tazouguerth (La rousse)

 

 Née dans la montagne de Hitaouine (Merouana - Les  Aurès Inférieures, Titaouine), Fatma « La rousse », autre reine berbère, qui réussit sous son règne non seulement d’unir plusieurs groupes berbères aux Arabes mais à perpétuer le matriarcat en désignant uniquement des femmes au sein du conseil des sages. Elle fit exécuter son frère Zoltan et poussa à l’exil Sellam son cadet, qui contestèrent certaines de ses décisions. Guerrière redoutable, elle avait un remarquable sens de l’organisation et du commandement à la tête de ses troupes. Habillée en hoplite, elle restait libre tout en dirigeant la multitude et exerçait sur les montagnards un incontestable ascendant. Pythonisse crainte, prêtresse admirée, elle jouissait d’un grand prestige grâce à sa culture ancestrale. Sa mère –Adhfella- l’avait initiée à la sélection des plantes et aux soins à prodiguer aux malades et blessés. Elle savait être une bonne mère (elle eût-dit-on- dix sept enfants), juste maîtresse envers des esclaves quand les circonstances l’exigeaient.

Que savons-nous de Fatma Tazoughert ? Descendante d’Imouren (général berbère, lieutenant de Tarek Bnou Ziyad fondateur de l’Andalousie), trisaïeule de Bouthaâlaweth l’inventeur du canon léger en bois de chêne (1908), de Hména Zekka Zéqun fabricant des tromblons et fusils à clous, de Mjand Oussouba, l’autre bandit d’honneur, Zâabet Mhand Mektar Khenchli, Issa Guellil, Aissa Djermouni, Lalla Rhioua Khoukha Boudjenit, Mbabet Saddek, Mhand Lakhdar El Fathmi….. Poètes oubliés qui ont réussi, par la parole aussi bien que par le geste, a obligé les faits à se transformer et les hommes à se définir. Que savons-nous de cette reine légendaire, qui récitait le Coran par cœur, entretenait des relations commerciales avec chrétiens et juifs, montait « les tapis, les burnous - ajridi » et les chevaux avec habileté, grâce et adresse ? Unique femme dit-on des siècles après la Kahéna, qui a régné avec majesté sur les Aurès et perpétué le matriarcat.

Fatma Tazoughert (1544 – 1641) a vécu plus que centenaire. Elle prit les villes de Marrakech, Meknès et Fez en 1566, cet événement inspira le poète marocain El Mejdoub (1503 – 1566) qui lui adressa un pamphlet.

 

Publié dans femme Chaouie

Commenter cet article

irÚne 05/05/2006 01:06

Bonsoir,
Votre article sur la reine Kahina est très intéressant.
Je pense que le tableau de " La kahina" qui est sur la page appartient à l'artiste Noureddine. ZEKARA ? Or, son nom ne figure pas auprès de cette oeuvre qui est sa propriété .
Ce serais aimable à vous de mettre le nom de l'artiste Chaoui  ZEKARA !
Merci
Bien à vous

BAHEDDI 17/10/2005 09:17

Bonjour,

Moi même étant issu du massif de l'aurès et de souche chaoui, je tenais à vous encourager très fortement pour ce travail de recherche historique sur les aurès et sur ceux et surtout celles qui nous ont dirigé, je vous invite vivement à faire renaître l'histoire de nos ancêtres, moi même je m'y intéresse beaucoup, il y a peu je ne connaissais pas notre belle héroïne LALLA TAZOUGHERT, restaurons sa mémoire et vite

Michel Mohand 14/09/2005 19:29

j'ai mis cette notice sur le site de Convergences :
Fatma Tazoughert est née en 1544 et morte en 1641 à l’age canonique de 97 ans. Elle est native de la montagne de Hitaouine (Merouana, Les Aurès inférieures, Titaouine). On sait d’elle qu’elle est une reine guerrière. On dit qu’elle ne se séparait jamais de ses armes. Elle est aussi connue comme une prêtresse et une devineresse. Sous son règne, elle réussit non seulement à unir plusieurs groupes imazighen et arabes mais aussi à instituer le matriarcat en désignant uniquement des femmes au sein du conseil des sages. Elle aurait fait exécuter son frère Zoltan et poussé à l’exil Sellam son cadet, parce qu’ils contestaient son pouvoir. La légende lui prête d’avoir mis au monde non moins de dix sept enfants.
Mais que sait-on d’elle historiquement ? Elle aurait prit les villes de Marrakech, Mekhnès et Fez en 1566. On peut difficilement concevoir, à cette époque, un royaume qui aurait pu aller des Aurès jusque Mekhnès. Ou alors ce fut une confédération de tribus ? Durant cette période turque, il y d’immenses lacunes historiques sur l'histoire des Imazighen.
Si quelqu'un pouvait m'en apprendre plus sur cette reine, je vous remercie par avance.