retour de la kachabia

Publié le par Aurés

Brèves de Batna


 Le grand retour de la kachabia
 Chasser le naturel, il revient au galop. Après les années du faux cachemire, le coton à 90% synthétique, un retour aux sources s’impose. Ça et là de petites baraques, mais aussi de grands magasins proposent la kachabia de chez nous. Bien sûr, ce n’est pas du cousu main, mais rien que le fait de revenir à ce qui était considéré et traité de ringard (ou mieux encore jobard !) est une victoire en soi, du local contre l’importé (pour une fois). Pour les grands et les petits, dans différents coloris, différentes textures, et pour toutes les bourses, l’ « antifroid » par excellence semble reprendre sa place d’antan. Mieux qu’une mode de passage thakachabith se réinstalle chez elle. Interrogés, ceux qui ont préféré l’achat de la kachabia, disent avoir fait coup triple : acheter local, encourager le retour d’un métier qui a risqué la mort, mais aussi et surtout se protéger du froid, et pour cela,il n’y a pas mieux que la kachabia, même si le prix de vente reste relativement élevé. Mais entre un faux smalto et une vraie djelaba de chez nous, le choix est facile et la question ne se pose même pas. C’est pour quand le retour de la melhfa, du chèche, de la melaya noire…

 L’école primaire Saïdi Rachid donne le la !
 L’école primaire Saïdi Rachid a bénéficié d’un lot de matériels (un don) de l’Unicef : instruments de musique, ordinateurs, équipements sportifs et diverses fournitures scolaires. Le chef d’établissement du petit collège du quartier de Bouzourane, M. Boutarène ainsi que le jeune enseignant de musique et chargé de l’activité culturelle ne cachent pas leur enthousiasme et leur satisfaction de voir enfin leurs efforts récompensés : création de bonnes conditions de vie scolaire, présence dans différentes activités organisées à l’échelle de wilaya, où l’école Saïdi Rachid s’est toujours distinguée. Battre le fer tant qu’il est chaud, expression prise à la lettre, voici une salle de classe pour initiation à l’informatique, une jeune enseignante est recrutée et à l’autre bout de l’école, voilà une chorale de chérubins, accompagnée d’un orchestre qui joue avec partition s’il vous plaît ! Un mois après avoir reçu les instruments, l’on se donne une période d’une année, et c’est Les Quatre saisons de Vivaldi, nous promet le directeur. Rendez-vous est donc pris.

 Panneau publicitaire ou cache-misère ?
 Batimat el oued, l’appellation est une image lugubre, mais pour la fidélité on ne peut pas faire mieux. Comme un corps malade, rongé par la lèpre, à un stade avancé, les ex -bâtiments de la Casorec, en plus de leur état délabré, sont très mal situés, comme pour dire qu’un mal ne vient jamais seul. L’oued traverse la ville de Batna, telle une balafre, les circonstances l’ont transformé en décharge. Les différentes opérations de maquillage sont restées comme leur nom l’indique, et le citoyen semble s’accommoder avec ce paysage de déchets et de puanteur. Pour que le drame se passe à huis clos, des panneaux publicitaires ont été installés sur la route de Biskra pour masquer le tout, comme ça, ni vu ni connu. Jouant sur l’effet optique, trois bâtiments ont été cachés par un panneau.

Rachid Hamatou

Publié dans L'info des Aurès

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