Une Kabyle à NEW YORK

Publié le par Amazigh

Une Kabyle à NEW YORK

Voici la communication d’une militante de la cause Amazigh Madame Kamira NAIT SID (présidente du collectif de femmes du printemps noir de Kabylie) à la ... "colonialisme interne" du panarabisme, qualifié d'idéologie impérialiste. Lounes estime qu'il est dépassé de considérer la diversité comme un danger, et appelle les gouvernements d'Afrique du Nord à devenir démocratiques et à respecter les droits de l'Homme.

Extraits de la lettre: [2]

Quelle pire injure au droit le plus élémentaire que celui de nier l’existence d’un peuple

"(…) J'ai attendu ce mois d’avril pour répondre à votre discours. Car c’est au cours de ce mois que l’ensemble du peuple amazigh célèbre chaque année dans tous les pays de Tamazgha (Afrique du Nord et territoires touaregs du Sahara) et ailleurs, un grand moment de son histoire qui porte le nom de "Tafsut imazighen" (le printemps amazigh). [3] C’est pour nous, la célébration de notre mémoire, de notre esprit de résistance à toutes les formes d’impérialisme et de notre amour pour la liberté.

(…) C’est de femmes, d’hommes et d’enfants qui parlent leur langue amazighe au quotidien, dont vous avez parlé. C’est de femmes, d’hommes et d’enfants qui vivent chaque jour leur identité amazighe que vos paroles ont blessés. Quelle pire injure au droit le plus élémentaire que celui de nier l’existence d’un peuple ? (…)"

"Il est difficilement imaginable que vous puissiez ignorer l’existence des 30 millions de locuteurs amazighs en Afrique du Nord"

"Sur la civilisation amazighe, vous prétendez qu’elle a disparu suite à "un siècle de sécheresse en Afrique du Nord" ! Là aussi, provocation et polémique mises à part, il est difficilement imaginable que vous puissiez ignorer l’existence des 30 millions de locuteurs amazighs vivant aujourd’hui dans tous les pays de Tamazgha [d'Afrique du Nord] (…)

Vous laissez entendre que les Amazighs seraient même une invention du colonialisme ! Quel est ce colonialisme capable de créer ex-nihilo un peuple avec sa langue et ses traditions qui datent de plusieurs milliers d’années ? Comment aurait-il pu le faire étant donné que lorsque le premier étranger est arrivé sur le sol nord-africain, il a trouvé les Amazighs déjà là et depuis bien longtemps ? (…)

Comment expliquer ces contradictions et le retour brutal à cette volonté de négation d’une histoire et d’une réalité palpables ? Vous niez même l’évidence lorsque vous nous avez assuré que le problème amazigh n’existait pas en Libye. Mais (…) les Amazighs libyens subissent comme ailleurs, l’ostracisme, l’exclusion et les discriminations de toutes natures. (…)"

"Penser que la diversité est un danger est une idée archaïque et totalitaire."

"Vous dites que "la Libye est pour tous les libyens", et que vous n’accepterez pas que quelqu’un dise qu’il a telle ou telle identité. Soit, mais alors il faut immédiatement supprimer toute référence à l’arabité dans tous les textes législatifs du pays, ainsi que dans les dénominations des institutions politiques, économiques et culturelles, à commencer par Jamahiriya arabe libyenne, Libyan arab airlines, Union du Maghreb Arabe…etc. A ce moment-là, nous serions tout à fait disposés à parler d’une "Libye libyenne", avec son histoire, ses langues et ses cultures. Mais si votre conception de la Libye est celle d’un pays exclusivement arabe, alors pour nous, le combat pour notre identité continue…

Par ailleurs, vous menacez les Amazighs en avertissant que celui qui revendiquera son identité, sera considéré comme un traître au service du colonialisme. Tout d’abord, penser que la diversité est un danger est une idée archaïque, totalitaire et contraire à tous les principes du droit universel."

"Nous sommes un peuple et nous sommes déterminés à vivre libres."

"De plus, je me vois obligé de vous répéter ici ce que nous vous avons dit verbalement: nous sommes un peuple et nous sommes déterminés à vivre libres, quoi qu’il nous en coûte. Nous sommes plutôt pacifiques et hospitaliers. Celui qui nous tendra la main, nous le prendrons dans nos bras, mais celui qui tentera de nous empêcher de vivre dignement, nous le combattrons par tous les moyens légitimes."

Les Amazigh sont les premiers à avoir combattu le colonialisme

"Quant au colonialisme, l’histoire prouve que les colonisateurs n’ont pas eu besoin de nous pour occuper notre pays, au contraire, les premiers à les avoir combattus, ce sont les Amazighs, car ils avaient le sentiment de défendre leur pays, leur terre ancestrale.

Au sein du mouvement national algérien, lorsque les Amazighs de ce pays ont posé dans les années 1940, la question de l’identité algérienne après l’indépendance, les clans arabonationalistes les ont immédiatement accusés de diviser le mouvement, de faire le jeu du colonialisme et les ont exclus.

Plus d’un demi-siècle plus tard, lors d’un colloque tenu en 2005 à Alger sur l’histoire du nationalisme algérien, les historiens ont affirmé à l’unanimité que les vrais patriotes, c’étaient justement le groupe des exclus car ils posaient les fondements d’une Algérie authentique, démocratique, une Algérie d’abord algérienne, riche de son amazighité et de toutes ses composantes linguistiques et culturelles.

L’ingratitude est identique envers les Amazighs du Maroc qui ont fourni les plus gros contingents à la lutte contre les occupants espagnols et français dans le Rif et dans l’Atlas et aujourd’hui les héros de cette résistance sont ignorés par l’histoire officielle.

La même mésaventure est arrivée aux Amazighs de Libye qui, après avoir été très nombreux à consentir le sacrifice suprême pour la liberté de tous les libyens, se retrouvent aujourd’hui menacés, injuriés, spoliés même de leur droit à l’existence par ceux-là même aux côtés desquels et pour lesquels ils ont combattu (…)"

"Le défi de l’instauration de la culture du dialogue et de l’amitié entre les civilisations et les peuples exige une lutte sans merci contre tout acte d’intolérance, de racisme et de discrimination."

"Nous nous plaisons à penser que le colonialisme n’est plus dans notre pays, mais il n’est de pire colonialisme que celui de l’intérieur, celui du clan panarabiste qui veut dominer notre peuple. C’est en définitive l’arabisme en tant qu’idéologie impérialiste refusant toute diversité en Afrique du Nord, qui constitue une traîtrise et une offense à l’histoire, à la vérité et à la légalité.

Même la religion musulmane a été instrumentalisée pour servir ces desseins d’arabisation et de domination. La reine amazighe Dihya était la première, il y a de cela 14 siècles, à avoir compris cette stratégie coloniale. C’est pourquoi elle a déclaré aux Arabes venus attaquer son royaume: "Vous dites que vous êtes porteurs d’un message divin ? Eh bien, laissez-le et repartez d’où vous venez !" (…) [4]

En principe, il est de la responsabilité de tout chef d’Etat de protéger, de respecter et de promouvoir les droits de son peuple. Le défi de l’instauration de la culture du dialogue et de l’amitié entre les civilisations et les peuples exige une lutte sans merci contre tout acte d’intolérance, de racisme et de discrimination.

Sur ce plan, nous attendons des chefs d’Etat arabes d’Afrique du Nord, à la fois l’abolition des politiques de négation et d’exclusion du peuple amazigh et beaucoup plus d’ambition pour les droits de l’homme. C’est à l’aune de la reconnaissance du peuple amazigh et de ses droits inaliénables que se mesureront la sincérité des gouvernements et leur volonté de bâtir des sociétés paisibles (…)

En attendant, forts de la justesse de notre cause, convaincus de la légitimité de nos droits, nous poursuivrons sans relâche notre combat pour la dignité et la liberté de notre peuple par des moyens démocratiques. Nous réaffirmons aujourd’hui qu’au vu des impasses vers lesquelles les gouvernements arabistes d’Afrique du Nord nous conduisent, il est pour nous urgent de saisir le droit de prendre notre destin en main, en demandant à la communauté des Nations son soutien pour l’exercice de notre droit à l’autodétermination, dans tous les pays où nous vivons en Tamazgha.

Et comme l’exige notre noble combat, nous resterons des éternels optimistes, en quête permanente des raisons d’espérer, encourageant de manière privilégiée les aspects positifs de la nature humaine et en nous efforçant toujours de laisser sa chance à la moindre lueur, au moindre interstice de liberté (…)"

Source: http://www.memri.org
Commentaires Voici la communication d’une militante de la cause Amazigh Madame Kamira NAIT SID (présidente du collectif de femmes du printemps noir de Kabylie) à la cession de l’instance permanente sur les questions autochtones au siège des nations unies à New York du 14 au 25 mai 2007. Notre militante a été prise en charge par « les fonds volontaires des nations unies sur les questions autochtones » et l’association Amazigh A.C.A.A (L’Association Culturelle Amazigh aux Etats-Unis).

Bonjour madame la présidente, mes frères et sœurs. Je suis madame Nait Sid kamira, présidente du collectif de femmes du printemps noir de Kabylie, membre fédérale du congres mondial amazighs, du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie et membre de L’ipacc (coordination des comites africain des peuples autochtones). Ma communication, je l’ai consacrée à la situation économique de ma région : le Kabylie.

Les amazighs de l’Algérie

Les amazighs (berbères) sont présents en Afrique du Nord depuis la période préhistorique. Vaste et riche territoire, le pays des amazighs va susciter toutes les convoitises. Depuis l’antiquité, l’Afrique du Nord connaîtra plusieurs vagues d’envahisseurs : Aux phéniciens vont succéder les Romains, puis les Vandales, les Byzantins, les arabes (7ème siècle), les espagnols (15ème siècle), les Turcs (1515) et enfin les Français (1830). Les amazighs qui constituent donc le peuple autochtone d’Afrique du Nord sont aujourd’hui disséminés sur une dizaine de pays : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte (Siwa), Espagne (Canaries, Ceuta, Melilla), Niger, Mali, Burkina-Faso et Mauritanie (populations touarègues). On compte aujourd’hui une quarantaine de millions de locuteurs amazighs dont 75% environ vivent au Maroc et en Algérie. Ce peuple dispose d’une langue et d’une culture propres. La langue amazighe bénéficie d’un système d’écriture original, « Tifinagh », développé il y a 4000 ans et préservé jusqu’à nos jours. Il existe également un autre système de transcription en caractères latins plus récent et qui tend à se répandre. En Algérie, les populations amazighophones représentent environ un tiers de la population totale, soit une dizaine de millions d’individus vivant principalement dans les régions de Kabylie, Aurès, Chenoua, M’zab et l’extrême sud du pays pour la composante touarègue. La Kabylie reste cependant la région qui compte le plus grand nombre D’amazighophones (6 à 7 millions de personnes). Il est également important de noter qu’il existe sur tout le territoire algérien des centaines d’endroits où l’on parle quotidiennement tamazight (la langue amazighe).

La situation des amazigh de l’algérie

Depuis l’indépendance du pays en 1962, l’Algérie a toujours pratiqué la même politique de négation et d’exclusion à l’encontre de l’identité amazighe. Les constitutions algériennes ont régulièrement réaffirmé la même définition de la nation reposant sur les seules composantes arabe et islamique excluant ainsi la composante amazighe. L’actuelle Constitution (qui date de 1996), si elle introduit enfin la référence à l’amazighité, à côté de l’Islam et de l’arabité, comme fondements de l’identité algérienne, c’est seulement dans son préambule et celui-ci insiste d’ailleurs plus loin sur « l’Algérie, terre d’Islam (...) et pays arabe ». Les articles 1-2 et 1-3 lèvent ensuite toute équivoque en stipulant que « l’islam est la religion de l’Etat » et « l’arabe est la langue nationale et officielle ». Sous la pression de la rue en 2002 le gouvernement algérien a reconnu tamazight comme langue nationale mais dans la pratique rien n’a changé. Ainsi, l’existence en tant que telle d’une population de plusieurs millions d’amazighs algériens avec leur histoire, leur langue et leur culture plusieurs fois millénaires est tout simplement occultée, niée, refusée.
Toutes les violations des droits politiques, économiques, sociaux et culturels des populations amazighes découlent de cette négation constitutionnelle et seront donc pratiquées en toute « légalité ».
Afin d’accentuer le processus d’assimilation des amazighs, l’arsenal juridique a été complété par la loi n° 91-05 du 16/01/91 « portant généralisation de l’utilisation de la langue arabe », modifiée par l’ordonnance n° 96-30 du 21/12/96 et qui est entrée en vigueur le 5 juillet 1998. Cette loi soumet à des sanctions pécuniaires et même à des peines de prison en cas de récidive, les auteurs de tout texte, contrat ou déclaration publique, écrits ou prononcés publiquement dans une autre langue que l’arabe. Tous les documents émanant des administrations, des entreprises publiques et privées et même des associations, doivent obligatoirement être rédigés exclusivement en langue arabe. La loi 90-31 sur les associations culturelles va dans le même sens en interdisant toute publication qui ne soit pas en arabe. La langue amazighe n’est même pas considérée comme une « langue étrangère » - ce qui serait déjà particulièrement injuste et aberrant pour une langue dont la présence en Algérie est bien antérieure à l’apparition de la langue arabe.
Face à ce qui est vécu comme de graves injustices, les amazighs d’Algérie ont à maintes reprises réclamé publiquement le respect de leurs droits et des libertés démocratiques la région de Kabylie
La Kabylie est une région montagneuse située à cinquante kilomètres à l’est d’Alger. Elle s’étire le long de la cote méditerranéenne sur une distance de deux cents kilomètres pour une superficie de plus de 30 000kilometres. Ses habitants, les kabyles, d’origine amazigh, La Kabylie reste cependant la région qui compte le plus grand nombre D’amazighophones 6 à 7 millions de personnes ainsi que deux million d’émigrés en France et dans d’autres pays du monde.

Violations des droits des kabyles

De révolte en révolte pour imposer un ordre démocratique en Algérie, la Kabylie s’est trouvé isolée dans son combat, marginalisée et réprimée.
Au cours des vingt dernières années, on peut retenir notamment la révolte de la population de Kabylie au cours du printemps berbère de 1980, le boycott scolaire de l’année 1994/95 entrepris par les écoliers, les collégiens, les lycéens et étudiants pour exprimer leur refus de l’exclusion de tamazight de l’école algérienne, la révolte populaire qui a suivi l’assassinat du chanteur Lounès Matoub le 25 juin 1998 (à la veille de l’entrée en vigueur de la loi d’arabisation) et enfin le printemps noir de l’année 2001 qui marque une rupture totale entre la société civile Amazighophone algérienne et Kabyle en particulier, avec le pouvoir algérien et ses pratiques mêlant injustices, mépris, arrogance et violence. Au cours du soulèvement citoyen de Kabylie au printemps 2001, les « forces de l’ordre » ont fait usage pendant trois mois d’armes de guerre (balles explosives) contre les populations civiles, faisant une centaine de morts et plus de 3000 blessés dont plus de la moitié garderont des séquelles à vie. La région de Kabylie est particulièrement visée par le pouvoir algérien qui cherche à la soumettre ou à la marginaliser parce qu’elle n’a de cesse de dénoncer les abus de pouvoir, le délabrement du service public, la corruption institutionnalisée, l’accaparement des richesses du pays par les clans au pouvoir, la paupérisation de la société, et de réclamer instamment l’instauration de l’état de droit où le citoyen vivrait dans la dignité, la justice, la paix et jouissant équitablement de ses droits et ce, conformément aux principes énoncés aussi bien par la Charte des Nations Unies, que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ou le Pacte International des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

La situation économique de la Kabylie les droits socio-économiques.

Alors que l’Algérie est un pays riche grâce notamment à ses ressources pétrolières et gazières, le niveau de vie de la grande majorité de la population ne cesse de se détériorer car la rente énergétique est monopolisée par les clans qui se partagent le pouvoir au sommet de l’Etat. La paupérisation touche particulièrement les zones montagneuses comme les régions des Aurès et la Kabylie où le taux de chômage est largement supérieur à la moyenne nationale (30% en moyenne nationale, 50% en Kabylie). Dans la wilaya de Tizi-Ouzou par exemple, aucun investissement industriel d’envergure n’a été réalisé depuis 20 ans. Au contraire, les deux principales usines Cotitex (textile) et Eniem (électroménager) ont vu fondre leurs effectifs de façon vertigineuse. Les investissements privés sont particulièrement découragés en Kabylie par un grand nombre de barrières Juridico administratives dans le but de préserver certains monopoles tout en les détournant vers d’autres régions du pays. Le chômage et les privations de toutes sortes qu’il engendre touche avec plus d’acuité les jeunes qui tentent de « fuir » la douloureuse réalité en s’adonnant à la consommation d’alcool, la drogue, l’exil et en dernier recours, le suicide.
Dés lors que l’état est le seul patron et banquier du pays, il est à même d’exercer à loisir un chantage économique et financier sur n’apporte quel groupe, n’importe quelle collectivité de son territoire. C’est ainsi que la Kabylie se trouve dans une situation de grave désinvestissement économique due au désengagement de l’état qui refuse, d’injecter des capitaux dans notre région qui lui reste politiquement hostile. Cette situation s’est aggravée avec la révolte de la Kabylie en 2001 .
La provocation d’avril 2001(révolte de Kabylie : le printemps noir), manœuvre, visant à déstabiliser la région reste une preuve consistante de la volonté du pouvoir centrale de noyer la Kabylie dans un bain de sang. Cette diabolique stratégie est sanctionné par un bilan des plus macabres ; plus de 126 jeunes assassinés et des milliers de blessés . En plus de ce génocide, il y a eu, aussi d’autres conséquences qui ne sont pas moindres ; entre autre la paralysie totale du développement économique dans notre région. Cette volonté politique de l’administration centrale est exprimée par un retard record dans les annales des programmes de réalisation d’équipement publics. Au moment ou la réalisation du programme normal d’équipement publics dans notre région est caractérisé par les blocages suscités, le gouvernement dote le reste du pays de multiples programme spéciaux financés par des enveloppes conséquentes qui reflètent l’importance des recettes pétrolières (richesses naturelles qui appartiennent normalement à tous les algériens) avec ses recettes, le gouvernement à lancé un programme « spécial grand sud » : un programme « spécial haut plateaux » et un autre « spécial grand Alger ». Si on tente de situer ces programmes géographiquement, nous remarquons qu’il n’y a pratiquement que la Kabylie qui est exclue.
Le gouvernement ne s’est pas contenté uniquement de négliger et de 0bloquer l’investissement en Kabylie, il a même délocalisé des grand projets destinés dans un premier temps pour la Kabylie ; à titre d’exemple : l’usine d’insuline, le complexe sportif de Tizi-Ouzou en Kabylie est remis au calendes grecs malgré les performances de notre équipe le JSK(jeunesse sportif kabyle) sur le plan national et continental, une autre grave discrimination est le tracé de l’autoroute est- ouest qui a à peine effleuré la kabylie et vue l’annulation de certains échangeurs et brettelles qui existaient dans l’étude préliminaire notamment au niveau de la vallée de la soummam. Une stratégie du gouvernement destinée à neutraliser le port de Bgayet : principal pole économique.

L’autonomie de la Kabylie comme solution à la crise

Pour remédier à tous les blocages des autorités algériennes au développement de la Kabylie, aujourd’hui nous pensons à la solution de l’autonomie à travers laquelle notre peuple récupérera l’initiative économique garante de son essor.
L’autonomie de notre région nous permettra d’éviter les entraves et les incompréhensions des autorités algériennes dont nous avons eu à souffrir depuis des décennies. Elle nous permettra aussi de mettre nos enfants à l’abri de la violence de l’état et à prendre en charge notre langue, notre culture et notre identité. Nous demandons aussi :
- Le jugement des assassins des 126 martyrs du printemps noir.
- Arrêt des intimidations et harcèlement des militants Kabyles et Amazighs.
- Cessation de la politique de pourrissement de la Kabylie.
- Partage équitable des richesses de notre pays (les recettes pétrolières et gaz et autres)
- Arrêt des blocages des projets d’investissement en Kabylie.

Enfin, je tiens à rendre un vibrant hommage à tous les martyrs du printemps noir de Kabylie , à toutes les victimes et à tous ceux et celles qui continuent la résistance citoyenne pacifique.

Je vous remercie.

Publié dans L'info de Tamezgha

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